De l'air !
souffle des acteurs, poétique de l'espace
intervenante : Lise Avignon
du 24 au 28 août
au 44 chemin de Lanusse
souffle des acteurs, poétique de l'espace
intervenante : Lise Avignon
du 24 au 28 août
au 44 chemin de Lanusse
A l'intersection de mes inquiétudes politiques et de mes désirs artistiques s'est trouvé le titre de ce stage.
Il y a ce besoin de respirer, d'être un peu autre, cet incessant désir d'élargir l'horizon (la formule est d'Annie Le Brun). Une nécessité intime et politique de ce qui fait poème.
Ce qui fait poème au théâtre, pour moi, est lié à l'espace. Aux sensations d'espace. Au fait qu'un espace se mette à exister, comme un monde qui s'ouvre, palpable sans être figé. Comme un poème, oui, exactement. Un espace, comme les mots, polysémique. Les acteurices ont leur part à jouer là-dedans, et cela s'entraîne.
Nous pouvons nous entraîner à aiguiser notre sens de l'espace, des espaces. Tenter d'habiter sans forcément coloniser. Plutôt demeurer et sentir le temps qui passe qu'attendre que ça passe. Nous entraîner à nous déplacer sans écraser ou banaliser. Nous pouvons entendre nos voix résonner sans pour autant nous écouter parler.
Pour le dire autrement, voici un petit inventaire non exhaustif des notions à l'oeuvre :
recueillir, recevoir // être précis // choisir, agir // affiner sa perception des variations de distance entre les corps, entre les choses // suivre ou proposer // être avec, être seul-e // s’engager hors souci d'originalité, privilégier l'intuition aux idées.
Travailler de la sorte amène à ce qu’émergent des atmosphères, des espaces de fiction, polysémiques, sortes de traductions de nos espaces intérieurs. C’est pour, par, dans ces espaces-là que je propose de travailler.
D’abord sur une base d’exercices fondamentaux, puis à partir d’observations de tableaux, photos, peintures. Les paroles seront soit improvisées, soit prise dans un corpus de textes envoyé en amont du stage.
Avec cela, un travail d’entraînement organique, que je souhaite centré sur la notion de souffle. Perception fine et sensible du corps, engagement dans le mouvement, porosités corps-imaginaire, lien entre le corps et la parole : c’est la base. Plus spécifiquement sur ce stage : entraînement du souffle, premières bases de technique vocale, expérimentations autour du phrasé.
Que des espaces s’ouvrent, dedans et dehors, seuls ou à plusieurs ! Que nous n’ayons jamais fini d’imaginer, jamais fini de jouer !
Il y a ce besoin de respirer, d'être un peu autre, cet incessant désir d'élargir l'horizon (la formule est d'Annie Le Brun). Une nécessité intime et politique de ce qui fait poème.
Ce qui fait poème au théâtre, pour moi, est lié à l'espace. Aux sensations d'espace. Au fait qu'un espace se mette à exister, comme un monde qui s'ouvre, palpable sans être figé. Comme un poème, oui, exactement. Un espace, comme les mots, polysémique. Les acteurices ont leur part à jouer là-dedans, et cela s'entraîne.
Nous pouvons nous entraîner à aiguiser notre sens de l'espace, des espaces. Tenter d'habiter sans forcément coloniser. Plutôt demeurer et sentir le temps qui passe qu'attendre que ça passe. Nous entraîner à nous déplacer sans écraser ou banaliser. Nous pouvons entendre nos voix résonner sans pour autant nous écouter parler.
Pour le dire autrement, voici un petit inventaire non exhaustif des notions à l'oeuvre :
recueillir, recevoir // être précis // choisir, agir // affiner sa perception des variations de distance entre les corps, entre les choses // suivre ou proposer // être avec, être seul-e // s’engager hors souci d'originalité, privilégier l'intuition aux idées.
Travailler de la sorte amène à ce qu’émergent des atmosphères, des espaces de fiction, polysémiques, sortes de traductions de nos espaces intérieurs. C’est pour, par, dans ces espaces-là que je propose de travailler.
D’abord sur une base d’exercices fondamentaux, puis à partir d’observations de tableaux, photos, peintures. Les paroles seront soit improvisées, soit prise dans un corpus de textes envoyé en amont du stage.
Avec cela, un travail d’entraînement organique, que je souhaite centré sur la notion de souffle. Perception fine et sensible du corps, engagement dans le mouvement, porosités corps-imaginaire, lien entre le corps et la parole : c’est la base. Plus spécifiquement sur ce stage : entraînement du souffle, premières bases de technique vocale, expérimentations autour du phrasé.
Que des espaces s’ouvrent, dedans et dehors, seuls ou à plusieurs ! Que nous n’ayons jamais fini d’imaginer, jamais fini de jouer !